Au fait, c’est quoi une startup ?

vous entendez certainement au cours de ces dernières années ce mot un peu partout dans le langage des entrepreneurs. Est ce un effet de mode? En tout cas,  me concernant la toute première fois que j’ai entendu cette expression je l’ai trouvé cool, sans véritablement savoir que j’allais en  créer une, ou même penser qu’aujourd’hui je  lui dédierais un article.

Oui mais qu’est ce qu’une startup?

OK commençons par ces trois définitions

startupmccdave

Vous ne comprenez toujours pas?

Voyons plus simple.

Une start up est une entreprise qui vient d’être lancée par ses dirigeants et actionnaires. Elle n’a pas de passé, ni probablement d’actifs corporels importants et elle évolue souvent dans un environnement technologique très mouvant. Enfin, ses flux de trésorerie disponibles sont négatifs pour quelque temps : son niveau de risque spécifique est donc très élevé ce qui explique qu’elle n’a pas d’autre choix que de se financer par capitaux propres.

Une startup, une entreprise pas comme les autres ?

Si ce n’est le statut juridique, une startup se différencie en bien des points d’une entreprise classique. On est face à deux types de structures qui ne fonctionnent pas pareil, qui n’ont pas la même dynamique ni les mêmes objectifs.

Le mot « startup » n’est pas un anglicisme pour juste dire « jeune entreprise qui démarre » ou « entreprise technologique ». D’un côté, on a une structure dont un des enjeux est d’avoir des process efficaces, permettant de délivrer le meilleur service possible avec un fonctionnement optimal. De l’autre, on a une structure qui explore, expérimente, afin de trouver ce qui a de la valeur pour le client, comment lui délivrer cette valeur, et comment gagner de l’argent tout en le faisant.

La différence fondamentale est qu’une entreprise est organisée pour exécuter et optimiser un Business Model qui fonctionne, alors qu’une startup est organisée pour en trouver un. A ne pas confondre avec un business Plan

La start-up, toute une mentalité

La start-up, c’est aussi une mentalité à part entière. Grâce à la médiatisation des successfuls entrepreneurs Steve Jobs, Mark Zuckerberg, etc., nombreux sont les créateurs d’entreprise qui fondent une organisation « classique » (à savoir non répétable et non scalable), tout en ayant « l’esprit start-up ».

Changer de modèle économique oui, mais pas que ! On peut aussi vouloir changer le monde, vivre de sa passion, travailler pour et avec des start-up (sans en être une !),  chercher le dynamisme, l’échange… Et se revendiquer « esprit startupper » !

Les caractéristiques d’une startup

Mais comment savoir quand on a affaire à une startup ou non ? Voici les différentes caractéristiques d’une startup :

Temporaire : une startup n’a pas vocation à le rester toute sa vie. Être startup n’est pas un objectif en soi. Une startup est une phase particulière, et le principal objectif est d’en sortir. Il s’agit comme le dit Peter Thiel, célèbre entrepreneur de la Silicon Valley, de passer de 0 à 1, de transformer une idée en entreprise, de trouver une nouvelle manière de rendre un service, de créer de la valeur.

Recherche d’un Business Model : Être une startup c’est apporter de la valeur à des clients avec un produit ou un service que personne n’a jamais fait avant. Et l’enjeu d’une startup est de trouver et construire le Business Model qui va avec. Un Business Model qui n’est pas calqué sur une structure existante, et qui n’est pas forcément évident au lancement de la structure.
Attention : ne pas confondre Business Model (l’ensemble du modèle, des mécanismes, qui permettent à l’entreprise de générer des revenus) et Business Plan

Industrialisable/Reproductible : Cela signifie qu’une startup cherche un modèle qui, une fois qu’il fonctionne ( on gagne de l’argent et on sait comment on en gagne), peut être réalisé à plus grande échelle, dans d’autres lieux, ou être fait par d’autres. L’exemple le plus parlant est celui monbara ou de jumia , qui se déploient à partir d’une recette qui fonctionne (même s’il faut bien entendu parfois l’adapter aux contextes locaux).

Scalable (pour une croissance exponentielle) : L’autre caractéristique d’une startup, c’est sa scalabilité. Le fait d’avoir un modèle où plus le nombre de clients augmente, plus les marges sont grandes. Les premiers clients coûtent plus chers que les suivants, et ainsi de suite. C’est cette scalabilité, et le fait que le modèle soit reproductible, qui permet aux startups de grandir si vite et si loin, en peu de temps, comparativement à une entreprise plus classique.

Ce n’est donc pas parce que votre boite est cool, que les salariés portent des baskets et des sweats à capuches, ou encore parce qu’il y a un baby-foot dans la salle de pause, que vous êtes une startup. Travailler dans le numérique ne suffit pas non plus.

Taux

À quelle vitesse une entreprise doit-elle évoluer pour être considérée comme une startup? D’après Paul Graham Il n’y a pas de réponse précise à cela. « Startup » est un pôle, pas un seuil. En commençant on n’est d’abord qu’une déclaration de ses ambitions. Vous vous engagez non seulement à créer une entreprise, mais aussi à démarrer une entreprise en pleine croissance, et vous vous engagez donc à rechercher l’une des rares idées de ce type. Mais au début, vous n’avez rien de plus qu’un engagement. Démarrer une startup, c’est comme être un acteur à cet égard. « Acteur » est aussi un pôle plutôt qu’un seuil. Au début de sa carrière, un acteur est un serveur qui va aux auditions. Obtenir du travail fait de lui un acteur à succès, mais il ne devient pas seulement un acteur quand il a du succès.

Donc, la vraie question n’est pas ce que le taux de croissance fait une entreprise une start-up, mais quel taux de croissance les startups réussies ont tendance à avoir. Pour les fondateurs, c’est plus qu’une question théorique, car cela revient à demander s’ils sont sur la bonne voie.

La croissance d’une startup réussie comporte généralement trois phases:

  1. Il y a une période initiale de croissance lente ou nulle alors que le démarrage essaie de comprendre ce qu’il fait.
  2. Au moment où la start-up découvre comment faire quelque chose que beaucoup de gens veulent et comment atteindre ces gens, il y a une période de croissance rapide.
  3. Finalement, une startup réussie va devenir une grande entreprise. La croissance ralentira, en partie à cause des limites internes et en partie parce que l’entreprise commence à se heurter aux limites des marchés qu’elle sert.

Ensemble, ces trois phases produisent une courbe en S. La phase dont la croissance définit le démarrage est la seconde, l’ascension. Sa longueur et sa pente déterminent la taille de l’entreprise.

SUIS-JE OBLIGÉ DE CRÉER UNE STARTUP ?

Si vous voulez entreprendre, ne cherchez  pas à créer une startup à tout prix, ou à vouloir en être une, juste parce que c’est tendance. Créer la meilleure structure qui permettra de répondre aux problèmes que vous voulez résoudre. Et n’oublier pas de trouver un modèle économique en cours de route !

Sources :

lesechos.fr  /   le-shift.co   /  paulgraham

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